Corylus Avellana
Avant mĂȘme le moindre bourgeon foliaire, le Noisetier commun allume ses chatons d'or pĂąle au cĆur de l'hiver â puis, dĂšs le printemps, impose un tout autre dĂ©fi : dompter des feuilles bien trop grandes pour un bonsaĂŻ.
Ce qui le rend unique. Corylus Avellana est un arbre de contrastes. En janvier-fĂ©vrier, ses chatons mĂąles pendants, longs et souples, s'ouvrent sur bois nu et libĂšrent leur pollen au moindre coup de vent â un spectacle discret mais bien rĂ©el dans les haies encore endormies. Les fleurs femelles, elles, sont minuscules : de simples touffes de stigmates rouge vif Ă peine visibles Ă l'Ćil nu, portĂ©es sur des bourgeons distincts du mĂȘme arbre. Vient ensuite le vrai sujet de discussion chez les bonsaĂŻka : ses feuilles, larges, arrondies et doublement dentĂ©es, comptent parmi les plus grandes qu'un pratiquant accepte de travailler â leur rĂ©duction est un exercice technique Ă part entiĂšre, pas un dĂ©tail. Le Noisetier commun a aussi une vigueur de souche peu commune : coupĂ© net Ă la base, il repart avec une Ă©nergie qui a fait sa rĂ©putation dans la tradition du taillis europĂ©en.
Origine. Originaire des haies, lisiĂšres de bois et sous-bois clairs d'Europe et d'Asie occidentale, du Caucase jusqu'aux Ăźles Britanniques et Ă la Scandinavie, le Noisetier commun tolĂšre aussi bien les sols calcaires des coteaux crayeux que les terres plus acides des sous-bois. CultivĂ© depuis des millĂ©naires pour ses noisettes, il a aussi fourni le bois souple des cannes Ă pĂȘche, des cerceaux de tonneaux et, dans les traditions populaires, des baguettes de sourcier. Cette rusticitĂ© et cette polyvalence en font une essence profondĂ©ment europĂ©enne, encore rare en bonsaĂŻ malgrĂ© sa disponibilitĂ©.
Un bonsaĂŻ formateur. Le Noisetier commun convient aux bonsaĂŻka qui veulent apprendre la dĂ©foliation et la rĂ©duction foliaire sur une essence indulgente par ailleurs â il pardonne les tailles sĂ©vĂšres et repart facilement sur du vieux bois. Son port naturellement drageonnant se prĂȘte admirablement aux styles multi-troncs, et sa floraison hivernale offre une saison d'intĂ©rĂȘt que peu d'arbres caducs proposent Ă cette pĂ©riode. Un choix rustique et formateur, Ă condition d'accepter le travail rĂ©gulier que demandent ses feuilles.
Avant mĂȘme le moindre bourgeon foliaire, le Noisetier commun allume ses chatons d'or pĂąle au cĆur de l'hiver â puis, dĂšs le printemps, impose un tout autre dĂ©fi : dompter des feuilles bien trop grandes pour un bonsaĂŻ.
Ce qui le rend unique. Corylus Avellana est un arbre de contrastes. En janvier-fĂ©vrier, ses chatons mĂąles pendants, longs et souples, s'ouvrent sur bois nu et libĂšrent leur pollen au moindre coup de vent â un spectacle discret mais bien rĂ©el dans les haies encore endormies. Les fleurs femelles, elles, sont minuscules : de simples touffes de stigmates rouge vif Ă peine visibles Ă l'Ćil nu, portĂ©es sur des bourgeons distincts du mĂȘme arbre. Vient ensuite le vrai sujet de discussion chez les bonsaĂŻka : ses feuilles, larges, arrondies et doublement dentĂ©es, comptent parmi les plus grandes qu'un pratiquant accepte de travailler â leur rĂ©duction est un exercice technique Ă part entiĂšre, pas un dĂ©tail. Le Noisetier commun a aussi une vigueur de souche peu commune : coupĂ© net Ă la base, il repart avec une Ă©nergie qui a fait sa rĂ©putation dans la tradition du taillis europĂ©en.
Origine. Originaire des haies, lisiĂšres de bois et sous-bois clairs d'Europe et d'Asie occidentale, du Caucase jusqu'aux Ăźles Britanniques et Ă la Scandinavie, le Noisetier commun tolĂšre aussi bien les sols calcaires des coteaux crayeux que les terres plus acides des sous-bois. CultivĂ© depuis des millĂ©naires pour ses noisettes, il a aussi fourni le bois souple des cannes Ă pĂȘche, des cerceaux de tonneaux et, dans les traditions populaires, des baguettes de sourcier. Cette rusticitĂ© et cette polyvalence en font une essence profondĂ©ment europĂ©enne, encore rare en bonsaĂŻ malgrĂ© sa disponibilitĂ©.
Un bonsaĂŻ formateur. Le Noisetier commun convient aux bonsaĂŻka qui veulent apprendre la dĂ©foliation et la rĂ©duction foliaire sur une essence indulgente par ailleurs â il pardonne les tailles sĂ©vĂšres et repart facilement sur du vieux bois. Son port naturellement drageonnant se prĂȘte admirablement aux styles multi-troncs, et sa floraison hivernale offre une saison d'intĂ©rĂȘt que peu d'arbres caducs proposent Ă cette pĂ©riode. Un choix rustique et formateur, Ă condition d'accepter le travail rĂ©gulier que demandent ses feuilles.